Pour une linguistique du développement

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Depuis une quinzaine d’années, dans un souci de préserver la diversité linguistique menacée, les pro-grammes de recherche se concentrent sur les langues dites “en danger”, abandonnant à leur sort les langues dites “majoritaires”.Pourtant, même les langues africaines qui comptent le plus de locuteurs sont en situation d’infériorité par rap¬port aux langues internationales que sont l’anglais, le français, l’espagnol, le portugais… Aucune langue africaine ne peut prétendre couvrir l’intégralité des besoins de communication du monde moderne. Vouloir y arriver à tout prix relève d’ailleurs de l’utopie.En revanche, dans 90 % des situations de la vie quotidienne, des centaines de millions d’Africains utilisent des langues africaines. Dans la perspective du développement, la seule chance qu’il y ait de faire acquérir des savoirs et des savoir-faire modernes exogènes indispensables pour améliorer le bien-être de tous est de les exprimer dans les langues locales. Quelles sont les conditions à remplir pour réussir à faire passer ces savoirs aux personnes qui en ont besoin mais qui ne peuvent y accéder à cause de la barrière de la langue?

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