« Akonedi ne voyage pas » : la formation d'un réseau transnational akan entre le Ghana et les États-Unis

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En 1965, l’Akonedi shrine, lieu de culte le plus populaire de la ville de Larteh Kubease au Ghana, accueille un Afro-Américain du nom de Gus Dinizulu, percussionniste en tournée en Afrique de l’ouest. De la rencontre de cet homme avec la « prêtresse suprême » du lieu, okomfohene Akua Oparebea, naît un réseau transnational se déployant entre le Ghana et les États-Unis, reliant l’Akonedi shrine à des Afro-Américains de la côte est principalement. En revenant sur le contexte politique du Ghana des années soixante, sur les prémisses de la formation du réseau et sur ses modalités de fonctionnement, cet article montre comment celui-ci est le produit à la fois des aspirations d’une possédée-devineresse akan (okomfo) qui a su utiliser la renommée d’un culte localisé en territoire guan pour développer un réseau intrinsèquement lié à sa personne et d’un désir partagé par des Ghanéens et des Noirs Américains de lutter pour la valorisation d’une présumée « tradition » africaine sensée se manifester des deux côtés de l’Atlantique

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