Soldats africains et question coloniale dans l’oeuvre d’Aragon

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Aragon a rencontré « l’autre » africain sous l’espèce de soldats lors de la Première Guerre mondiale et au cours de la Seconde. La reconstitution de cette rencontre à travers ses romans tardifs révèle qu’elle s’opéra sur le mode d’une extériorité empathique. Les positions du jeune Aragon évoluèrent vers un anticolonialisme marqué au moment de l’exposition coloniale de 1931 et les romans du Monde réel sont frappés au sceau d’une dénonciation de l’esprit colonial. Les épisodes de Fachoda et d’Agadir y révèlent que l’Afrique n’intéresse les protagonistes (et l’auteur) qu’à titre d’excroissance territoriale où se jouent des affaires politiques (et parfois économiques) de l’Europe. L’épisode de La Horgne, décrivant la lutte acharnée et le sacrifice (réel) de soldats africains dans "Les Communistes" ressort avec d’autant plus de singularité ; il est mis en parallèle avec un poème de circonstances de 1949, dans lequel Aragon s’emploie à célébrer l’union des combattants, blancs et noirs, mineurs et Africains, au moment d’une visite à Paris d’hommes politiques africains. Quel est le sens, littéraire et humain, mais aussi politique de ces textes ? Il s’agit pour Aragon d’inscrire les soldats africains dans un espace textuel commémoratif et de leur rendre l’hommage que l’État français devrait à leur courage et leur vaillance.

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