Kitawala de Léon Debertry : un échantillon du roman colonial belge

dc.creatorHalen, Pierre
dc.date.accessioned2026-03-05T01:45:55Z
dc.date.issued1990
dc.description.abstractL’article fait valoir les enjeux idéologiques d’un roman policier au sein d’un milieu culturel déterminé : l’ancien Congo belge. Le roman de Léon Debertry, intitulé Kitawala, fut écrit et édité en Afrique en 1953 pour les coloniaux. Le code herméneutique qui y est à l’oeuvre utilise l’enquête policière pour soutenir une autre démonstration, à caractère politique, que le paratexte explicite. Cette démonstration veut expliquer le fait divers historique d’une mutinerie à Luluabourg, en 1944, par une fiction qui accuse en définitive Holsten, personnage d’apatride et de négrophile. L’auteur du meurtre apparaît comme la figure de l’agitateur à la solde des intérêts étrangers qui, pour s’emparer du pays, sont censés y répandre un discours anticolonialiste. Le noeud thématique de cette fiction, la secte religieuse du Kitawala, joue à cet égard un rôle central dans la compréhension coloniale de l’Autre, lorsque celui-ci résiste à l’acculturation. (L’article contient aussi quelques remarques introductives concernant la littérature coloniale congolaise).
dc.identifier.otherhal-04116514
dc.identifier.urihttps://hal.science/hal-04116514
dc.identifier.urihttps://africarxiv.ubuntunet.net/handle/1/11148
dc.language.isofr
dc.subjectAfrican Research
dc.titleKitawala de Léon Debertry : un échantillon du roman colonial belge
dc.typeAcademic Publication

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